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NOUVELLES

Étude sur les PCT et rapport d’évaluation du genre: Ateliers de socialisation en cours dans toute la région

 

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En avril et mai 2021, le programme FEAO a organisé une série d’ateliers pour partager les résultats de l’enquête du programme sur le commerce transfrontalier à petite échelle (PCT) avec les principales parties prenantes de la région. L’équipe du programme FEAO a également profité de l’occasion pour présenter le rapport d’évaluation du programme sur le genre, une publication récente qui analyse le rôle crucial du genre dans le commerce. L’enquête sur les PCT et le rapport d’évaluation du genre représentent deux éléments de recherche importants et significatifs pour l’espace commercial ouest-africain.

Des ateliers ont eu lieu dans six marchés clés d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger, Mali et Togo), et d’autres sessions sont prévues dans les mois à venir. Des ateliers physiques de deux jours ont été organisés dans plusieurs pays, parallèlement à des vidéoconférences à distance, afin de favoriser une participation plus large. De nombreuses parties prenantes - des Ministres du Commerce aux Ministres du Genre, en passant par des délégués de l’UE, de la Commission de la CEDEAO, de la Commission de l’UEMOA et de plusieurs associations de commerçants - ont participé aux sessions, ont apporté des contributions pertinentes et ont approuvé les activités du programme FEAO.

Workshop niger

Au cours des sessions, le Programme FEAO a présenté des données approfondies spécifiques à chaque pays et des diagnostics détaillés sur les PCT et le genre. En plus de présenter les résultats de l’enquête sur les PCT et de l’évaluation du genre, les ateliers ont donné l’occasion aux CNFE de partager les résultats de leurs auto-évaluations et d’échanger concernant leurs activités prioritaires pour améliorer l’efficacité des comités. Il est important de noter que les ateliers ont non seulement fourni un espace de dialogue aux parties prenantes du programme FEAO, maisont également renouvelé les partenariats et redynamisé les engagements des parties prenantes pour améliorer la facilitation inclusive du commerce en Afrique de l’Ouest.

Diverses Réunions avec la CEDEAO pour Renforcer la Coopération Commerciale Régionale

 

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La Direction de l’Union Douanière et de la Fiscalité de la Commission de la CEDEAO avec l’appui du Projet de Facilitation des Échanges de l’Afrique de l’Ouest (PFEAO) a organisé des réunions en avril et mai 2021 du groupe de travail sur le projet pilote de la dématérialisation du certificat d’origine de la CEDEAO. Les réunions ont accueilli des experts des Etats membres ainsi que l’OMD afin de voir l’état d’avancement des travaux concernant les spécifications fonctionnelles et techniques de l’architecture du certificat d’origine électronique (CO) sur la base des données recueillies auprès des États membres. Puis les États membres ont brouillonné un plan d’action sur une période de 12 mois et a formulé des recommandations.

Dans la réunion sur le Système automatisé de Transit des Marchandises (SIGMAT) les États membres ont fait le point sur l’état de mise en œuvre du SIGMAT au niveau national, bilatéral ou multilatéral. Il y ressort ainsi que le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Mali, le Sénégal et le Togo ont peu ou prou déployé le SIGMAT soit au niveau national, soit au niveau bilatéral. Quant à certains États membres, notamment le Ghana et la Guinée, ils se sont engagés à le déployer en Décembre 2021. Par contre, d’autres États, notamment la Gambie, le Nigéria et la Sierra Leone, n’ont donné aucune date indicative. D’ailleurs les experts ont poursuivi l’examen du projet d’Acte Additionnel sur le SIGMAT.

Dans la troisième réunion régionale, la Commission a présenté les innovations introduites dans le mécanisme de garantie du transit communautaire de la CEDEAO, notamment la couverture communautaire de la garantie valable du bureau de départ jusqu’au bureau de destination,la solvabilité financière du garant et sa responsabilité conjointe, l’introduction de la garantie globale réalisée à l’aide de moyens numériques électroniques et d’un système automatisé de gestion des garanties.

La Réunion du Groupe de travail sur le Manuel de procédures de transit agissait de conduire un travail préparatoire qui définirait les fonctionnalités du SIGMAT et toutes les procédures caractéristiques du transit communautaire. A cet effet, les experts ont travaillé en sous-groupes sur des thématiques, notamment les formalités au bureau de depart, de passage, en cours de route et de destination.

Ces réunions ont pu illustrer que l’expérience pilote d’automatisation du certificat d’origine est très avancée, mais le cadre juridique resterait à mettre en place pour la sécuriser et formaliser en réglant les questions liées à la signature électronique ou digitale et à la validité du certificat électronique.

De plus les avancées significatives sont enregistrées dans la mise en œuvre du cadre juridique réglementant le transit communautaire notamment le SIGMAT, avec la validation des projets de textes par les experts des États membres.Cependant subsistent encore des problèmes techniques et technologiques à adresser et surtout l’assistance aux États pour la mise à niveau de leurs infrastructures informatiques.

La Commission de la CEDEAO s’associe à d’autres partenaires pour le développement afin de renforcer les compétences des femmes et des PME

 

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Le programme FEAO, par le biais de la Direction du commerce de la Commission de la CEDEAO, a collaboré avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA), le Centre du Commerce International (CCI), la Banque Afrexim, la Commission des Nations Uniespour le Commerce et le Développement (CNUCED), et la Commission de l’Union Africaine pour mener une série de formations sur le renforcement des compétences. Ces formations visaient à renforcer les compétences des femmes et des petites et moyennes entreprises (PME) en matière de commerce dans le cadre de l’accord de facilitation des échanges (AFE) et de l’accord de libre-échange continental africain (ZLECAf).


La série de formations - qui a commencé par l’utilisation d’un modèle de formation des formateurs - a eu lieu en Sierra Leone du 7 au 9 avril pour les entreprises féminines de tous les États membres (EM) de la CEDEAO, du 12 au 14 avril au Ghana pour les PME des EM anglophones, et du 20 au 22 avril en Côte d’Ivoire pour les PME des EM francophones et lusophones.

Au total, 42 représentants des EM ont participé à l’événement en Sierra Leone. Les délégués comprenaient:M. Finda Koroma, vice-président de la Commission de la CEDEAO, M. Edward Hinga Sandy, Ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Pa Lamin Beyai, Représentant résident du PNUD, qui représentait Mme Ahunna Eziakonwa, Secrétaire générale adjointe et Directrice du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, et M. Christopher Forster, Président de la Chambre de Commerce de Sierra Leone (SLCC). Au Ghana, outre les 20 dignitaires présents, d’autres délégués notables comprenaient : la représentante résidente du PNUD pour le Ghana, Mme Silke Hollander ; le Chef de Cabinet du Secrétariat de la ZLECAf, M. Silver Ojakol ; et M. Kolawole Sofola, Ag. Directeur du Commerce de la Commission de la CEDEAO. En Côte d’Ivoire, 20 dignitaires ont participé à la réunion

De manière générale, le programme de renforcement des compétences visait à souligner les liens entre les articles de l’AFE et les opportunités pour les commerçants de la CEDEAO au sein de la ZLECAf. Le programme a également contribué à la compréhension des stratégies/approches pour l’approvisionnement en intrants et l’exportation de biens et services au sein de la ZLECAf. En outre, le programme a encouragé l’utilisation des outils opérationnels de la ZLECAf, y compris l’Observatoire du commerce africain et le système de rapport sur les barrières non tarifaires.

Le Programme FEAO Organise un Panel sur le Commerce et le Genre à la CSW65 de l’ONU

 

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Le Programme FEAO a contribué à la 65ème Commission de la Condition de la Femme de l’ONU (CSW65) en organisant un panel de discussion sur les femmes commerçantes transfrontalières. L’événement, qui s’est tenu le 18 mars, a permis aux panélistes de réfléchir aux moyens de donner la priorité aux femmes commerçantes au cours de la période de relance économique post-COVID. Malgré le rôle important des femmes en tant qu’acteurs économiques, les femmes commerçantes d’Afrique de l’Ouest peinent à obtenir une égalité de traitement dans les économies de leur pays, et la pandémie de COVID-19 a mis en évidence et accentué un grand nombre de ces difficultés.

Ce panel a réuni d’éminents intervenants, dont le Dr Bolanle Adetoun (Directeur, Centre de Développement du Genre de la CEDEAO), Alejandro Alvarez de la Campa (Manager, SFI), Naa Densua Aryeetey (Senior Manager, Autorité des Chargeurs du Ghana), Ewokolo Jeme (Expert en matière de Genre et Coordinateur de la formation, GIZ/FEAO), et le Dr Barbara Ky (Directeur, Département du Genre de l’UEMOA), et a été dirigé par Maiko Miyake (Responsable du Programme FEAO).

Bien plus qu’un objectif louable, l’égalité hommes-femmes a été qualifiée d’impératif économique par la plupart des panélistes. Ceux-ci ont présenté les principales statistiques relatives aux disparités entre hommes et femmes, ainsi que les meilleures pratiques permettant d’améliorer les conditions commerciales des femmes. Les intervenants ont également réfléchi à la manière d’intégrer la dimension de genre dans les politiques, les stratégies et les programmes commerciaux, en reconnaissant l’importance de nouvelles initiatives commerciales, telles que le Programme FEAO, qui met l’accent sur la dimension de genre, sur les femmes commerçantes comme principales bénéficiaires des projets, et sur les interventions ciblées qui facilitent, réduisent et accélèrent le commerce transfrontalier des femmes. Les panélistes ont examiné les efforts déployés par leurs institutions respectives en matière d’intégration de la dimension de genre afin de lutter contre les inégalités hommes-Femmes dans le commerce et la facilitation des échanges, et ont également fourni à l’auditoire des précieuses informations et des enseignements intéressants.

Tous les intervenants ont souligné la nécessité d’accroître les moyens de collecte de données commerciales ventilées par sexe afin de mieux quantifier et identifier les disparités entre les hommes et les femmes. Le Dr. Barbara Ky de l’UEMOA a déclaré : “lorsque les politiques commerciales sont inclusives, elles soutiennent la notion d’égalité, ce qui conduit à une croissance économique positive et à une réduction de la pauvreté.” En outre, les panélistes ont souligné que - sans surprise - les femmes commerçantes ont été parmi les plus durement touchées par la pandémie, car les fermetures de frontières et les restrictions de mobilité imposées pour contenir la propagation de la COVID-19 ont également entraîné un effondrement spectaculaire de la demande de marchandises et réduit les possibilités d’accès aux clients et aux marchés. En ce sens, le panel a reconnu le rôle important que des initiatives telles que le Programme FEAO peuvent jouer dans la relance économique post COVID-19, à la fois en soutenant des mesures de soutien et en favorisant des solutions commerciales innovantes.

Tous les panélistes ont conclu que la contribution économique des femmes demeure essentielle à une reprise résiliente et durable post pandémie, et ont appelé à une collaboration accrue, à davantage de concertations avec les femmes commerçantes, et à une plus grande expertise en matière d’analyses de genre afin de donner la priorité aux femmes de manière durable et efficace.

Le Programme FEAO lance deux nouvelles vidéos

 

Comme de plus en plus de manifestations se déroulent dans la sous-région, deux vidéos ont été produites dans le but d'accroître la sensibilisation et la visibilité du programme FEAO auprès des principales parties prenantes et du grand public. La première vidéo offre un panorama complet du programme et de ses composantes. La seconde vidéo souligne les résultats du recueil des principales données de l'enquête 2019 du Programme FEAO auprès des commerçants transfrontaliers à petite échelle (PCT) le long des corridors cibles du projet. Cliquez ci-dessous pour regarder les vidéos et en savoir plus sur nos activités. 

Analyse de l'Impact de la COVID-19 sur les commerçants à petite échelle

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En Septembre, le Programme FEAO a réalisé une enquête de terrain pour évaluer l'impact de la COVID-19 sur les petits commerçants transfrontaliers (PCT). L'enquête portait sur l'activité commerciale des PCT le long des six corridors prioritaires du Programme FEAO et visait à :

  1. Comprendre l'impact de la COVID-19 sur les opérations commerciales et la rentabilité des PCT
  2. Identifier le niveau de sensibilisation et d'accès à l'assistance COVID-19 par les PCT
  3. Comprendre les principaux facteurs de décision qui influenceraient l'adoption, par les PCT, des éventuelles mesures d'aide à la COVID-19 dans le cadre du FEAO

Les données quantitatives, provenant d'enquêtes de terrain réalisées auprès de 1 391 commerçants, ont été analysées pour fournir un premier aperçu de l'impact sur les entreprises. Elles ont révélé qu'environ 50 % des commerçants n'étaient plus en mesure de payer leurs fournisseurs, dont 41,5 % par manque de moyens financiers et 8,5 % en raison de perturbations dans les circuits de paiement classiques. Elles ont aussi révélé que, bien que les PCT soient généralement éligibles aux transferts de fonds dans le cadre de la pandémie de COVID-19, ceux-ci ne leur sont pas parvenus. En outre, certains PCT n'étaient pas informés de l'existence de cette aide. Un autre constat a révélé que le principal problème en matière de transport qui affecte les commerçants depuis la pandémie de COVID-19 est l'augmentation du coût du transport, les femmes étant plus touchées que les hommes par tous les problèmes de transport signalés, si bien que beaucoup d'entre elles se tournent vers la mutualisation en tant que mécanisme d'adaptation privilégié.

Les données qualitatives de 72 groupes de discussion avec des commerçants et des transporteurs seront analysées dans les prochains mois. Sur la base de cette analyse exhaustive, le Programme FEAO concevra et pilotera une ou plusieurs interventions visant à relever les défis spécifiques auxquels sont confrontés les petits commerçants transfrontaliers dans certains pays.

Evaluation des besoins des CNFE en capacité genre

 

Dans le cadre des efforts du Programme FEAO pour intégrer la dimension du genre dans toutes les composantes du projet, une évaluation des besoins en matière de capacités du genre a été réalisée pour les Comités Nationaux de Facilitation des Echanges (CNFE) dans neuf pays de la CEDEAO. En fait, malgré le rôle crucial des femmes dans le commerce, les CNFE de la région ne tiennent pas compte de la dimension du genre dans leurs activités. Dans cette optique, la Banque mondiale a chargé A2F Consulting d'évaluer la capacité des CNFE à intégrer la dimension du genre dans les processus et politiques liés au commerce, tout en veillant à ce que la facilitation des échanges contribue à une croissance inclusive.

Une évaluation des capacités à plusieurs niveaux a été réalisée afin de comprendre les besoins en matière de dimension du genre, tant au niveau individuel qu'au niveau organisationnel. Des entretiens avec des informateurs clés ont été menés auprès de six à dix acteurs majeurs dans chaque pays, notamment avec des dirigeants et des membres impliqués des CNFE. En outre, une évaluation rapide du niveau de sensibilisation aux questions de genre des membres des CNFE dans chaque pays a été réalisée grâce à une enquête numérique portant sur trois à quatorze membres du CNFE pour chaque marché (représentant entre 26 % et 65 % du nombre total de leurs membres).


NTFC Member Self Assessment


Les résultats de l'enquête ont révélé que les membres des CNFE interrogés ont un faible niveau de sensibilisation au rapport entre le genre et le commerce et manquent de savoir-faire opérationnel pour intégrer la dimension de genre. Dans tous les pays étudiés, les personnes interrogées ne comprenaient pas les questions de genre, en particulier celles liées au commerce. Les CNFE ont exprimé leur intérêt pour l'intégration de la dimension du genre dans leurs travaux quotidiens et dans leurs activités d'élaboration de politiques ; cependant, ils ne savent pas comment s'y prendre. En outre, les CNFE sont en phase initiale de développement et ne disposent généralement pas du niveau d'institutionnalisation, des plateformes opérationnelles ou des ressources nécessaires pour soutenir une véritable intégration de la dimension du genre. Le renforcement des capacités doit donc s'inscrire dans le cadre des orientations opérationnelles nécessaires au renforcement de l'efficacité organisationnelle, ce qui peut être réalisé grâce à la mise au point d'une boîte à outils opérationnelle des CNFE tenant compte de la dimension du genre.

Évaluation de la capacité des OSC/ONG à influencer les politiques d'intégration en Afrique de l'Ouest


MapMalgré la crise de la COVID 19 qui a occasionné la fermeture des frontières et de nombreuses restrictions, les activités prévues dans la composante 3.3 du Programme FEAO, relatives au renforcement des capacités de plaidoyer et d’influence de la société civile pour la facilitation des échanges, ont été conduites avec succès. C’est le cas de la cartographie des ONG/OSC et Associations actives dans le commerce en Afrique de l’Ouest. L’étude a été menée dans les 9 pays et les 6 corridors couverts par le projet. Le but de la cartographie était d’identifier les principales OSC/OSC travaillant dans le commerce et les domaines liés au commerce, et caractériser leurs profils institutionnels, leurs domaines d’activités, leur localisation géographique, leur mode d’organisation et de gouvernance ainsi que leurs forces et faiblesses.

 

Pour minimiser l’impact de la pandémie sur ses activités, ENDA-CACID avait choisi d’avoir une présence permanente dans chaque pays, à travers des points focaux et des organisations partenaires. Cette stratégie s’est révélée payant car elle a permis d’atteindre des résultats très satisfaisants.


CSO NGO storyCSO NGO story 2La cartographie a montré la diversité de la société civile ouest africaine en touchant 576 organisations, dont 402 associations et ONG individuelles et 176 organisations faitières. L’une des satisfactions révélées par l’étude est la forte présence des femmes dans les structures de décision des OSC. En effet 35% des membres des instances de prise de décision (Bureau exécutif ou Conseil d’Administration) sont des femmes. En outre 40% des organisations cartographiées sont dirigées par des femmes. Même si une part importante des organisations n’a pas directement une activité régionale et internationale, elles sont néanmoins affiliées, pour 60% d’entre-elles, à des réseaux ou fédération travaillant au niveau régional et international. Ce qui donne leur donne la possibilité de faire remontrer leurs préoccupations nationales au niveau régionale et de recevoir des informations régionales et internationales. Ceci leur accorde de bonnes potentialités pour participer à des campagnes de plaidoyer et d’influence des politiques nationales et régionales.

L’implication de la société civile dans le Programme FEAO apporte une valeur ajoutée importante à celui-ci. Les ONG/OSC ouest africaines ont capitalisé une importante expérience dans le domaine du suivi des politiques régionales conduites par la CEDEAO aussi bien en matière de commerce, de libre circulation des personnes et des marchandises que dans la mise en œuvre de la politique agricole, et plus récemment la mise en place de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAf).

La cartographie sera prolongée par l’évaluation des besoins des OSC en matière de formation et par des ateliers de formation sur le plaidoyer pour la facilitation des échanges.  Pendant longtemps les politiques régionales ont été pensées, élaborées et conduites par les structures officielles nationales et régionales seules, sans la participation d’acteurs. Aujourd’hui cette démarche est en train de changer car de nombreux acteurs reconnaissent que la participation de ces acteurs est une condition de la durabilité, d’appropriation et de réussite des politiques et des projets. Or pour qu’elle soit en mesure de jouer ce rôle, la société civile doit être connue, organisée et renforcée afin que ses positions et contributions reflètent les besoins et préoccupation des populations à la base qu’elle est censée représenter.

Protection des mesures SPS pour garantir la sécurité alimentaire et une plus grande compétitivité

Cotonou

Contexte

Le changement climatique et l'insécurité alimentaire sont deux menaces mondiales majeures. Ces menaces, bien que constituant un réel enjeu, ont en fait créé des opportunités pour les pays enclavés comme le Burkina Faso. Dans les années 1980, après avoir observé des pays côtiers voisins, comme le Ghana et la Côte d'Ivoire, produire des bananes sans système d'irrigation, le Burkina Faso a adopté une série de nouvelles techniques d'irrigation pour accroître sa compétitivité et développer son marché local. Dans cette ruée sur les plantations de bananes, certaines coopératives ont fait preuve de négligence, ne tenant pas compte des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) telles que la phase de quarantaine exigée pour l'importation de légumes et de produits végétaux entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Le fait de ne pas tenir compte des mesures SPS a conduit à l'importation d'une maladie des bananes appelée "Black Sigatoka", qui a finalement entraîné un déficit de production de 50 % et des problèmes durables pour l'industrie de la banane.

Appui du Programme FEAO aux exigences SPS du Burkina Faso

L'Organisation Mondiale du Commerce réglemente la réalisation d'évaluations et de contrôles SPS aux niveaux national et international. Le respect des exigences SPS avant l'introduction de produits agricoles ou animaux reste un facteur essentiel pour garantir la sécurité des importations et des exportations de marchandises à destination ou en provenance de n'importe quel pays. Dans un souci d'améliorer son évaluation SPS, le Ministère de l'Agriculture du Burkina Faso a sollicité la collaboration du Programme FEAO en vue de renforcer le respect des mesures SPS dans les différents corridors commerciaux. Cela permettrait au pays de limiter la propagation de parasites et de maladies tout en garantissant la sécurité des produits alimentaires, agricoles et animaux.

À la demande du Ministère de l'Agriculture, le Programme FEAO a procédé à une analyse des lacunes et a élaboré un plan de travail avec des activités de base orientées sur la sensibilisation à l'utilité et au rôle essentiel des mesures SPS. Entre autres activités, le programme sera en contact étroit avec diverses parties prenantes à la frontière afin d'améliorer leur compréhension des mesures SPS et de leurs avantages. Le Programme FEAO renforcera aussi la capacité des agents phytosanitaires en organisant des consultations nationales sur les procédures d'évaluation des risques SPS acceptées.

La numérisation au service de l'efficacité des mesures SPS

Dans la plupart des pays du Programme FEAO, l'élaboration, la délivrance et la transmission des certificats phytosanitaires pour l'exportation sont encore un processus manuel, sous format papier. Cela entrave la circulation des produits agricoles et animaux. Les certificats phytosanitaires électroniques (E-Phyto) à l'exportation peuvent être traités beaucoup plus rapidement, dès lors qu'ils sont approuvés par l'Organisation Nationale de Protection des Végétaux (ONPV) du pays importateur. Cette évolution vers des certificats électroniques grâce à la solution E-Phyto de la Convention Internationale pour la Protection des Végétaux (CIPV) permettrait de réduire considérablement les délais de dédouanement, les coûts associés et le risque de fraude. Elle permettrait également de fournir des données phytosanitaires plus accessibles aux organismes de contrôle et de gestion des risques, avant même l'arrivée des marchandises, y compris pour le transport aérien de fret.

Promouvoir la digitalisation et renforcer la sensibilisation aux objectifs des mesures SPS - en démontrant que les contrôles SPS offrent plus d'avantages que de contraintes - peut permettre d'améliorer la facilitation des échanges et la sécurité alimentaire, nécessaires aux pays qui dépendent des corridors comme le Burkina Faso.

Le secteur privé reçoit un atelier virtuel en formation ETLS/SLEC


Training ETLS CNA GuineaLe Programme FEAO a apporté un appui à la Direction de l'Union Douanière et de la Fiscalité (DCUT/DUDF) de la Commission de la CEDEAO pour l'organisation d'un atelier en ligne destiné au secteur privé des États membres francophones et anglophones de la CEDEAO portant sur l'utilisation du site internet du Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO (ETLS/SLEC). Les ateliers se sont déroulés en Octobre et Novembre, réunissant un total de 247 participants, dont des représentants du secteur privé et des médias. Ces ateliers avaient pour objectif d'informer et de familiariser les principales parties prenantes des États membres de la CEDEAO au site internet de l'ETLS/du SLEC qui constitue un outil régional essentiel visant à promouvoir la libre circulation des marchandises en Afrique de l'Ouest.

Ces ateliers devraient permettre de sensibiliser davantage les entreprises et les médias à l'ETLS/au SLEC, ce qui devrait accroître les perspectives commerciales des produits approuvés par l'ETLS/le SLEC. Le FEAO continuera à organiser des formations et des sessions d'information en partenariat avec les Directions de la Commission de la CEDEAO afin de renforcer les capacités de ses membres et d'optimiser la facilitation des échanges régionaux.

Collaborer à la mise en œuvre d'un outil régional majeur pour l'assistance mutuelle et la coopération en matière douanière - le lancement du projet pilote de l'Acte Additionnel d'Assistance Mutuelle et de Coopération entre les Administrations Douanières de la CEDEAO (MACC/MCAD)


20oct20 meeting of ECOWAS CMAA DG pilot meeting

La Commission de la CEDEAO a demandé à l'équipe du Programme FEAO de soutenir ses efforts pour élaborer un Acte Additionnel Consensuel (adopté en Décembre 2018) pour orienter et faciliter la circulation des informations et les actions de coopération entre les administrations douanières et la Commission de la CEDEAO dans le cadre d'un Accord d'Assistance Mutuelle et de Coopération Douanière (MACC/MCAD). Lorsque la CEDEAO a eu besoin de procéder à une mise en œuvre plus active du MCAD, la Commission a demandé que les partenaires d’exécution du Programme FEAO élaborent un plan pour piloter le fonctionnement de cet instrument de coopération douanière et d'application des réglementations. Une procédure a été élaborée en très peu de temps (de la cérémonie de signature à la mise en œuvre) afin de rendre l'instrument régional opérationnel dans les États membres de la CEDEAO. Le Groupe de Travail du MACC/MCAD de la CEDEAO a travaillé activement durant l'été pour concevoir une stratégie et un plan de travail détaillés pour le pilotage du MACC/MCAD de la CEDEAO.

Le 22 octobre 2020, les Directeurs Généraux des Douanes - ou leurs représentants - dans les quatre pays pilotes sélectionnés - le Niger, le Nigéria, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso - ont apporté un soutien unanime à l'initiative de la CEDEAO et ont exprimé leur gratitude au Programme FEAO. Un procès-verbal de la réunion a été diffusé et des points focaux seront identifiés au sein de chaque administration nationale pour collaborer avec le comité technique du MACC/MCAD afin de mettre en œuvre le plan d'action convenu. Il s'agit d'un excellent point de départ qui permettra à l'avenir d'élargir le champ de réflexion à la gestion des risques et aux questions de conformité. Dans l'immédiat, l'excellente collaboration entre les partenaires d'exécution du Programme FEAO et la CEDEAO devra s'étendre aux quatre pays pilotes pour assurer le succès de l'initiative.

L'amélioration du partage d'informations transfrontalier, notamment des moyens technologiques, fait non seulement partie de la vision de la CEDEAO pour une région plus intégrée, mais est également conforme aux recommandations de l'Accord de Facilitation des Echanges de l'Organisation Mondiale du Commerce et de l'Accord de Libre Echange Continental Africain. Une fois que l'Acte Additionnel sera testé le long de ces différents corridors, il facilitera les aspects pratiques opérationnels pour les autres États membres de la CEDEAO.

Atelier de formation des Comités Nationaux d'Approbation sur le site internet et le portail de l'ETLS/du SLEC


Training ETLS Website Portal NAC
Le Programme FEAO a apporté un appui à la Direction de l'Union Douanière et de la Fiscalité (DCUT) de la Commission de la CEDEAO pour l’organisation d’un atelier de formation en ligne destiné aux membres des Comités Nationaux d'Approbation (NACs/CNA) des Etats membres de la CEDEAO. L'atelier, qui s'est tenu en Octobre, a porté sur l'utilisation du site internet et du portail du Schéma de Libéralisation des Echanges (ETLS/SLEC) de la CEDEAO. Au total, 162 membres des NACs/CNA - des représentants des Ministères du Commerce, de l'Industrie, de l'Intégration Régionale, des Finances - des Direction des Douanes et des Chambre de Commerce, et des Organismes Nationaux de Promotion des Exportations - ont participé à l'atelier.

Jugée nécessaire par la Commission de la CEDEAO et bien accueillie par les membres des NACs/CNA, la formation avait pour but de sensibiliser et de permettre aux membres des NACs/CNA de se familiariser à nouveau avec le mécanisme opérationnel de l'ETLS/du SLEC tout en répondant de manière stratégique aux défis et difficultés fréquemment identifiés par les NACs/CNA lors de l'approbation des Entreprises et Produits. La formation doit permettre aux points focaux des NACs/CNA de rendre opérationnel l'ETLS/le SLEC et de réduire de manière significative les délais d'approbation des entreprises et des produits. À la suite de l'atelier, le Programme FEAO espère aussi accroître le nombre de demandes d'approbation du programme de la part de tous les États membres de la CEDEAO. Avec cet atelier, le FEAO a réaffirmé son objectif de renforcer la capacité des membres des NACs/CAN pour une mise en œuvre efficace de l'ETLS/du SLEC et une amélioration des opportunités d'affaires sur le site internet et le portail de l'ETLS/du SLEC.

Une Etude sur le Petit Commerce Transfrontalier Analyse les Obstacles liés au Genre en Afrique de l’Ouest

SSCBT Infographic English


Afin d'élargir la base de données nécessaires pour concevoir des activités de programme bien documentées, le programme FEAO a commandité une étude sur le terrain auprès des petits commerçants transfrontaliers (PCT), notamment des commerçantes, le long des six corridors prioritaires du programme.

Cette étude – réalisée sur la base d’entretiens avec des commerçants, des fonctionnaires et des intermédiaires frontaliers - a généré une importante base de données quantitatives ventilées par genre sur les modèles, la dynamique et les implications liées au genre des PCT. Des entretiens avec des informateurs clés et des discussions de groupe avec des associations de commerçants, des autorités locales et des institutions financières ont fourni des informations qualitatives importantes sur le sujet. Par ailleurs, l'étude a également fourni une évaluation des infrastructures frontalières et commerciales existantes, ainsi que des données sur la façon dont ses usagers la perçoivent.

En Afrique de l'Ouest, le rôle des petites commerçantes est souvent sous-estimé - les politiques commerciales et les interventions comprennent rarement des mesures visant à relever les défis auxquels les femmes sont confrontées. Le Programme FEAO essaie de combler cette lacune, en commençant par générer des données fiables. L’absence de données indépendantes du Genre sur les PCT n'a pas permis un diagnostic approprié des meilleures façons de promouvoir une facilitation du commerce régionale inclusive.

L'enquête a mis en lumière l'importance du rôle des PCT et du Genre, complétant et corroborant ainsi les assertions et les hypothèses antérieures sur les PCT et le genre en Afrique de l'Ouest. Le Programme FEAO a synthétisé les résultats de l'enquête dans une fiche synthèse présentant un aperçu détaillé des résultats de l'étude sur les PCT.